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Suivi de la marge d’affrètement.

Publié le 31 août 2026 · Étienne Alix

La marge d’affrètement est ce qui reste au commissionnaire sur un dossier : le prix de vente convenu avec le client, moins le coût d’achat payé au transporteur, moins les frais imputables au dossier. La marge brute s’arrête à l’écart vente-achat ; la marge dossier retranche aussi les frais. La suivre, c’est la voir dossier par dossier, au moment où l’on s’engage — pas la reconstituer en fin de mois.

Qu’est-ce que la marge d’affrètement ?

Le calcul tient en une ligne : prix de vente − coût d’achat transporteur − frais imputables. Le premier terme donne la marge brute, lisible dès que la vente et l’achat sont posés. Le second donne la marge dossier — la marge réelle, une fois rattachés les frais que ce transport a causés. C’est elle qui dit si le dossier valait la peine.

Elle ne se confond ni avec le chiffre d’affaires — deux commissionnaires au même volume peuvent vivre des situations opposées — ni avec le résultat comptable, qui absorbe la structure entière. La marge dossier mesure une chose précise : la qualité de chaque décision d’affrètement. Pour la méthode de calcul détaillée, avec un exemple complet, le guide de la marge d’affrètement est le bon point de départ ; cette page-ci traite du système qui la suit.

Quand la marge se joue-t-elle ?

Au moment de l’affrètement. Quand vous confirmez l’ordre au transporteur, le prix d’achat est engagé et le prix de vente est déjà convenu : l’essentiel de la marge est figé à cet instant. Tout ce qui suit — un frais, un avoir, un retard — ne peut que l’éroder. À la facturation, il ne reste rien à décider : on constate.

C’est pourquoi un suivi a posteriori — le tableau de fin de mois, l’export comptable du trimestre — ne pilote rien : le dossier est clos, le transporteur payé, le prix accepté. Il peut nourrir un constat, jamais une décision. Le suivi utile met la marge sous les yeux avant l’engagement, à l’endroit où l’on compare les offres, puis la tient à jour tant que le dossier vit.

Comment structurer le prix de vente et le prix d’achat dans un dossier ?

En deux blocs distincts, dans le même dossier. Le prix de vente, c’est ce que le client a accepté : le devis validé ou le tarif convenu de la ligne, avec ses prestations détaillées plutôt qu’un montant global — c’est ce détail qui permettra, plus tard, de savoir ce qu’un avoir ou une remise ampute exactement. Le prix d’achat, c’est ce qui est confirmé au transporteur dans l’ordre d’affrètement, pas ce qui a été évoqué au téléphone.

La règle de structure qui change tout : chaque montant vit dans le dossier, daté, à sa place — pas dans un mail, pas dans un tableur à côté. Si une renégociation modifie l’achat ou qu’une prestation s’ajoute à la vente, c’est le dossier qui bouge. Sinon la marge affichée ment, et un chiffre auquel l’équipe ne peut pas se fier cesse vite d’être regardé.

Quels frais imputer au dossier ?

Ceux que ce transport a réellement causés, et eux seuls : un péage spécifique hors du prix convenu, des surestaries ou des heures d’attente refacturées par le transporteur, des frais de dossier liés à des formalités ou des documents particuliers. Il n’existe pas de barème universel de ces frais — le montant est celui de la pièce reçue, et la liste exacte dépend de vos trafics.

Le principe, lui, ne varie pas : un frais causé par un dossier se rattache à ce dossier, avec sa date et son libellé, au moment où il arrive. Ce qui ne s’impute pas dossier par dossier — les coûts de structure — relève d’un autre chiffre (voir la question en bas de page). Entre les deux, la discipline d’imputation est ce qui sépare une marge dossier crédible d’une marge brute maquillée en marge réelle.

Comment suivre la marge dossier par dossier dans un TMS ?

Trois exigences font un vrai suivi. La marge visible dès l’ordre : vente, achat, frais et solde sur le même écran, recalculés à chaque ligne ajoutée — pas dans un rapport à part. La consolidation par client et par période, construite automatiquement à partir des dossiers, jamais ressaisie. Et la continuité : le même chiffre suit le dossier de l’affrètement à la facture, au lieu de renaître dans chaque outil avec une valeur différente.

Dans fretia, la marge de chaque dossier est visible dès l’affrètement, avec ses trois composantes — vente, achat, frais. C’est l’un des critères qui séparent un logiciel construit pour la commission d’un logiciel de transporteur adapté ; la page repère TMS pour commissionnaires de transport passe les autres en revue.

Quelles erreurs font fuir la marge ?

Les mêmes causes reviennent, et aucune n’est spectaculaire : la ressaisie — un prix recopié du devis vers l’ordre puis vers la facture finit par diverger quelque part ; les frais jamais rattachés à leur dossier, qui laissent croire à une marge qu’on n’a pas ; les avoirs accordés sans être reliés au dossier d’origine ; la facturation qui traîne après la livraison — une marge facturée tard est une trésorerie qui manque.

Le guide de la marge d’affrètement nomme les quatre fuites silencieuses et les gestes qui les ferment — cette page n’en refait pas la liste. Côté facturation, le geste outillé qui raccourcit le délai est la préfacturation déclenchée dès la POD ; et la chaîne complète, de la POD à l’encaissement, a sa propre page repère : la facturation du commissionnaire de transport.

Comment le reporting aide-t-il ?

Il répond à deux questions que les dossiers pris un à un ne montrent pas : où va la marge par client — lesquels en laissent, lesquels en consomment — et comment elle évolue par période, pour distinguer une saison creuse d’une ligne qui s’érode durablement. Dans fretia, le reporting consolide les marges, les volumes et les retards de règlement à partir des dossiers.

Ses limites méritent d’être dites : un chiffre n’explique pas une cause. Un tableau montre que la marge d’un client a reculé ce trimestre ; il ne dit pas si c’est un prix d’achat qui a monté, des frais mieux imputés ou une remise accordée un vendredi soir. La réponse est dans les dossiers — le reporting sert à savoir lesquels ouvrir.

Que peut faire une IA pour la marge ?

Deux choses utiles, sans science-fiction : répondre et préparer. Répondre : « quelle est la marge de CMD-1042 ? » — dans fretia, l’agent lit réellement le dossier avant de parler (chaque lecture est journalisée) et répond sur pièces : 320 € sur cet ordre, avec le transporteur et les dates. CMD-1042 appartient au jeu de démonstration, et la journée mise en scène montre la scène écran par écran.

Préparer : des relances d’impayés rédigées d’avance et soumises à votre validation avant tout envoi — parce qu’une marge facturée mais non encaissée n’est encore qu’une promesse, et que la relance faite à temps protège la trésorerie. Ce que l’agent peut faire, et ce qu’il ne fait jamais sans vous, est détaillé sur la page Fretia AI.

Comment fretia suit la marge d’affrètement

Dans fretia, la marge n’est pas un rapport : c’est un champ du dossier. Visible dès l’affrètement avec ses trois composantes — vente, achat, frais —, consolidée en reporting par client et par période avec les volumes et les retards de règlement, défendue en aval par la préfacturation dès la POD et des relances d’impayés validées par vous. L’agent répond sur la marge d’un dossier en lisant ses pièces, chaque lecture journalisée. Les prix sont publics : Essentiel 39 € HT/mois, Pro 89 € HT/mois, Entreprise sur devis — détail sur la page tarifs, et une démonstration sur vos propres dossiers pour juger sur place.

Questions fréquentes

Quelle marge vise un commissionnaire de transport ?

Il n'existe pas de chiffre universel sérieux, et les « moyennes du secteur » qui circulent sont rarement sourcées. La marge dépend du lot, du trajet, de la saison et de la tension du marché — parfois d'une semaine à l'autre sur le même axe. fretia ne publie pas de moyenne qu'il ne mesure pas. Le repère qui sert vraiment est interne : votre marge par ligne récurrente, suivie dans le temps, et le nombre de dossiers qui passent sous votre propre plancher.

Marge brute ou taux de marge : que suivre ?

Les deux, parce qu'ils ne répondent pas à la même question. La marge en euros dit ce que le dossier rapporte ; le taux — la marge rapportée au prix de vente — permet de comparer des dossiers de tailles différentes. Un gros dossier au taux modeste peut rapporter plus, en euros, qu'un petit dossier au taux flatteur. Dans un suivi par dossier, l'euro reste la mesure de décision ; le taux sert surtout à repérer les lignes qui s'érodent d'un mois à l'autre.

Comment traiter un avoir dans le suivi de marge ?

En le rattachant au dossier qui l'a causé. Un avoir est une baisse du prix de vente de ce dossier-là : sa marge doit le refléter, sinon le dossier reste faussement rentable dans l'historique et la cause — litige, remise, erreur de facturation — disparaît. Un avoir enregistré « quelque part dans le mois » fausse deux chiffres à la fois : la marge du dossier d'origine, et celle de la période où il tombe.

La marge d'un dossier inclut-elle les frais de structure ?

Non, et c'est voulu. Les salaires, les locaux ou les abonnements ne se découpent pas dossier par dossier sans arbitraire ; la marge dossier mesure la qualité d'une décision d'affrètement, pas le résultat de l'entreprise. C'est la masse des marges dossier qui doit couvrir la structure — ce que le résultat comptable, lui, tranche à sa propre échéance. Les deux chiffres se complètent, ils ne se remplacent pas.

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