Marge d’affrètement
La marge d’affrètement est ce qui reste du prix de vente d’un dossier une fois déduits le coût d’achat du transport et les frais imputables à l’envoi. Elle se joue au moment d’affréter, quand le prix d’achat se négocie encore — à la facturation, elle ne fait plus que se constater.
On distingue la marge brute — prix de vente moins coût d’achat — de la marge dossier, qui retranche aussi les frais imputables à l’envoi : attente facturée par le transporteur, manutention, avoir consenti au client. Exemple pédagogique : un dossier vendu 1 380 € et acheté 1 060 € porte 320 € de marge brute ; si une attente de 60 € facturée par le transporteur n’est pas répercutée, la marge dossier tombe à 260 €. Le premier chiffre juge la négociation ; le second dit ce que le dossier rapporte vraiment.
Elle se défend à l’affrètement parce que c’est le dernier moment où tout est ouvert : une fois l’ordre d’affrètement confirmé, le prix d’achat est figé, et les écarts d’après — attentes, avoirs, erreurs de facturation — ne peuvent que l’entamer. D’où la règle : connaître la marge avant d’engager, pas en fin de mois dans un tableur.
Le suivi utile se fait à deux échelles : par dossier, au moment de décider ; puis consolidé par client et par période, pour repérer les clients systématiquement sous le seuil et les lignes à renégocier.
Dans fretia
La marge s’affiche dès l’affrètement, sur le dossier, au moment où elle peut encore changer — pas en fin de mois, quand tout est joué.