CMR (lettre de voiture)
La CMR est la lettre de voiture du transport international routier de marchandises, du nom de la convention signée à Genève en 1956 qui l’encadre. Établie pour chaque envoi, elle constate le contrat de transport et l’état apparent de la marchandise, accompagne le voyage et reçoit les réserves à la livraison.
Trois signatures s’y succèdent : l’expéditeur à la prise en charge, le transporteur qui reconnaît ce qu’il embarque, le destinataire à la livraison. Établie en plusieurs exemplaires originaux — chacune des parties garde le sien —, elle suit la marchandise pendant tout le trajet. C’est un document de constat : il dit qui a remis quoi, à qui, dans quel état apparent — et son volet signé à destination sert de preuve de livraison.
Les réserves font sa valeur. À l’enlèvement, le transporteur note ce qu’il constate — emballage fragile, chargement non vérifiable ; à la livraison, le destinataire consigne avaries ou manquants de façon précise et datée. Une CMR signée sans réserve rend la contestation ultérieure difficile ; une réserve vague protège moins qu’une mention décrite et chiffrée.
La version électronique, l’e-CMR, progresse pays par pays, mais l’adoption reste graduelle et le papier demeure courant. Et si la lettre de voiture nationale obéit à des règles propres à chaque pays, l’usage a imposé « CMR » comme raccourci pour désigner la lettre de voiture en général.
Dans fretia
Les CMR se génèrent depuis le dossier et les POD signées s’y rattachent ; quand un document manque, la relance est rédigée d’avance puis soumise à votre accord avant envoi.