Choisir son logiciel de commissionnaire de transport, sans se tromper de métier.
La plupart des logiciels de transport ont été écrits pour des transporteurs : des camions à remplir, des conducteurs à planifier, du gasoil à suivre. Le commissionnaire fait un autre métier : il achète et il revend, il tient deux prix sur chaque dossier, et sa flotte, ce sont ses sous-traitants. Un outil du mauvais métier se paie tous les jours, en tableurs de rattrapage.
Commencez par votre liste de tâches, pas par la liste des fonctions
Une plaquette énumère des modules ; votre journée énumère des tâches : des demandes qui arrivent par mail, des cotations à rendre vite, des transporteurs à trouver, des expéditions à suivre, une préfacturation qui attend la POD, des litiges, des relances. Le bon outil se juge tâche par tâche, sur les vôtres. Nous les avons détaillées une à une, méthode par méthode.
Le premier tri : un outil du bon métier
Posez une seule question en démonstration : « montrez-moi où je vois la marge d'un dossier avant d'engager le transporteur ». Un TMS de transporteur ne sait pas répondre : il n'a qu'un prix par voyage. Un outil de commissionnaire vit sur l'écart entre la vente et l'achat ; si cet écart n'est pas au centre de l'écran, ce n'est pas votre outil.
Les critères qui départagent vraiment
Les bourses de fret, sans ressaisie. Publier sur Timocom ou Teleroute depuis le dossier, et récupérer les offres au même endroit. Si la bourse vit dans un autre onglet, votre équipe fera la double saisie à votre place, tous les jours.
La facture prête pour 2026-2027. Formats normés (Factur-X, UBL, CII) et raccordement prévu à une Plateforme Agréée. Un outil qui n'a pas de réponse claire ici vous prépare une migration en urgence au pire moment.
Les documents du dossier. CMR, preuve de livraison, pièces douane rattachées au dossier, pas éparpillées dans les boîtes mail. La préfacturation dès la POD reçue est le levier de trésorerie le plus simple qui existe.
L'IA qui fait, ou l'IA qui cause. Le test tient en une phrase : demandez à l'agent de préparer un affrètement, et regardez si le résultat est un dossier pré-rempli soumis à votre validation, ou un paragraphe de conseils. Un module de discussion n'économise aucune saisie.
Le prix lisible, la sortie libre. Un tarif public, un engagement court, et vos données exportables à tout moment dans un format ouvert. La réversibilité se vérifie AVANT de signer : après, elle se négocie.
Les pièges connus
- L'engagement de 24 ou 36 mois signé sur une démonstration préparée. Exigez un essai sur VOS dossiers avant toute signature longue.
- Le prix par utilisateur qui double la facture dès que l'exploitation grandit. Faites le calcul à votre effectif de dans deux ans.
- Le module « IA » qui n'est qu'une aide en ligne améliorée. S'il ne produit ni devis, ni ordre, ni affrètement, il ne vous rendra pas une heure.
- La reprise de données payante à l'entrée, et l'export payant à la sortie. Les deux ensemble s'appellent une prise d'otage.
Les sept questions à poser en démonstration
- Montrez-moi où je vois la marge d'un dossier AVANT d'engager le transporteur.
- Une demande arrive par mail : combien de clics jusqu'à l'ordre créé ?
- Comment publiez-vous sur Timocom et Teleroute, et où reviennent les offres ?
- Que se passe-t-il en septembre 2026, puis en septembre 2027, pour mes factures ?
- Votre IA peut-elle engager quelque chose sans validation humaine ? Montrez le garde-fou.
- J'arrête l'abonnement demain : que puis-je exporter, en quel format, en combien de temps ?
- Quel est le prix la première année, puis les suivantes, à effectif constant ?
D'où nous parlons
Nous éditons fretia, un logiciel de commissionnaire avec un agent qui prépare devis, ordres et affrètements sous votre validation. Cette grille reste valable si vous choisissez un autre outil que le nôtre : un commissionnaire mal équipé chez nous repartirait vite, et il aurait raison.